Le 11 juin, une messe se déroule dans la nef de Notre-Dame des Champs, église du Bas-Fleury qui accueillit aussi quelques réfugiés.

La population de la carrière est telle qu’il a fallu organiser les galeries en secteurs. Chaque chef de secteur s’est procuré des ustensiles nécessaire pour ravitailler les personnes de son groupe. La cuisine est installée à proximité de la carrière à ciel ouvert. Des corvées de bois et d’eau sont organisées. L’eau nous est fournie encore par la ville et descend dans la carrière par un tuyau d’incendie branché sur une bouche, en face le bureau. L’alimentation de tous ces réfugiés est difficile. Les pouvoirs publics aident et chaque jour, il y a une conférence à la Mairie à ce sujet. Il a fallu créer un service sanitaire. Plusieurs infirmières s’occupent des malades et créent une permanence au poste de secours. L’accouchement de plusieurs femmes étant prévu, des dispositions en conséquence sont prises. Chaque jour amène dans l’installation de ces malheureux réfugiés une petite amélioration à leur triste sort.

Source: Fleury-sur-Orne en 1944. Un site web réalisé par la Ville.

Partager :