Le 13 juin, au moment où les réfugiés commencent à connaître un mieux sensible à leur situation, l’ordre préfectoral de l’évacuation de la population caennaise des carrières est arrivé vers dix-sept heures. C’est un bouleversement général. Chacun s’insurge contre cette décision qui va avoir pour effet de lancer sur la route plusieurs centaines de personnes parmi lesquelles se trouvent des malades, des impotents, des vieillards qui certainement ne pourront pas aller loin. Ordre gros de conséquences. Chaque famille tient un conseil. Nombreux sont les cas poignants. Cette incertitude du lendemain jette une note de tristesse dans toute la carrière car, hélas il y a beaucoup de gens qui n’ont absolument rien et qui devront entreprendre un long chemin sans vivres, sans argent et avec le minimum de vêtements. Le ravitaillement a fait amener du beurre, des biscuits, des pâtes, du fromage pour être distribués à cette population qui est mise dans l’obligation d’émigrer par Bourguébus, Saint-Sylvain, Trun.

Source: Fleury-sur-Orne en 1944. Un site web réalisé par la Ville.

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