Vendredi 14 juillet : “Les officiers allemands m’ont convoqué ce matin avec plusieurs chefs de groupes. Il faut absolument évacuer la carrière. L’évacuation doit être terminée le soir. La population civile doit partir la première, puis la police et enfin, les malades de l’hôpital. L’exode va reprendre pour beaucoup d’entre nous. On redoute le moment de sortir car à l’extérieur le bombardement est violent. Les réfugiés, néanmoins, après avoir préparé leurs voitures à bras, leurs brouettes, leurs remorques, souvent trop chargées, commencent à partir. Malheureusement, ce jour de fête nationale, devait être endeuillé. Dans le courant de l’après-midi, des obus pleuvent dans la “tirée”, tuent ou blessent de nombreuses personnes. M. MALHERBE est blessé par la chute de moéllons et dans les galeries se succèdent les brancardiers et brancardières qui vont chercher les victimes de cet ordre inhumain. Nous avons remarqué parmi eux M. Géo FOUQUET. Les Allemands renoncent enfin à poursuivre l’évacuation. Cette journée restera longtemps gravée dans la mémoire des réfugiés de Fleury et le pauvre cimetière, placé dans le fond d’une galerie près de l’hôpital, a vu s’ajouter de nombreuses tombes.” Le directeur de la carrière

Source: Fleury-sur-Orne en 1944. Un site web réalisé par la Ville.


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