Le 16 juin, l’évacuation partielle qui a eu lieu à la suite de l’ordre préfectoral a laissé encore beaucoup de monde, principalement dans les entrées de carrières des coteaux. Les gens y étendent leur linge. Chacun fait sa cuisine. La ligne de front n’est pas loin. Les gendarmes sont obligés de sévir pour faire rentrer à l’abri les nombreuses personnes qui semblent ignorer le danger. Chaque midi et chaque soir, on distribue le ravitaillement dans la ferme de M. BETTON où sont installés les cuisines et un centre d’abattage des bestiaux. Le menu ne varie guère : bouillon, bœuf, fromage, cent grammes de pain par jour et par personne.

Source: Fleury-sur-Orne en 1944. Un site web réalisé par la Ville.

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